Suivre, réagir, échanger, partager le cycle de créations de la Compagnie Cyclones Production
Header

C’est la fin. La fin pour ici, à La Réunion. Le Séchoir de Saint-Leu accueille notre Ti’Zac dans sa Grande Ravine.

Nouvel espace, à l’opposé de celui du Jardin de l’Etat.

Le choix initial était le confinement, entre les arbres qui encerclaient l’action posée comme une île.

La Grande Ravine, ouvre, éclate, aspire le regard vers les falaises sur lesquelles les mots rebondissent en écho.

Le contraire. Et ce contraire nous excite.

Pendant les raccords de répétitions de l’après-midi, les acteurs découvrent, vibrent de nouvelles sensations.

Et cette gestion différente des corps, des mouvements et des voix dans l’espace annoncent les prémices d’une représentation « particulière ».

D’autant plus particulière que c’est la dernière représentation.  Un dernier rendez-vous de l’acteur avec le public.  Comme une ultime étreinte, avec soi, avec le personnage, avec les partenaires et avec eux, les publics, venus là ce soir.

Et tandis que dans les loges,  les acteurs s’embrassent une dernière fois avant d’entrer sur l’aire de jeu de la Grande Ravine,  avec cette émotion particulière d’une représentation dernière,  je ressens avec eux ce frisson du « Ici et maintenant ou jamais ».

Alors,  des mots de ce qui fut (et reste) ma « bible » de jeune acteur ressurgissent en écho dans les falaises de ma mémoire : « … Que tout est toujours différent, que l’accomplissement n’est jamais le même, à cause de toi ou d’eux, ou du lieu, du costume, de l’heure, pour mille causes encore subtiles et informulables, qu’on éprouve mieux qu’on ne saurait définir…  ». Il a raison Louis Jouvet dans son Ecoute, mon ami.  Ce soir c’était la dernière, la fin pour ici, à La Réunion, et tout ce que nous avons réellement éprouvé, on ne saurait vraiment le définir.

Luc Rosello
Metteur en scène

PREMIÈRE REPRÉSENTATION

novembre 24th, 2011 | Posté par lafabrik dans Tribu d'Artistes - (0 Commentaire)

Première. Et si tout cela, cette débauche d’énergie alimentée par la transpiration de l’équipe, par le vrombissement du groupe électrogène, si tout cela, au-delà des doutes traversés de quelques convictions, n’était qu’une grande erreur. L’artiste a le droit de se tromper quand il a cherché la justesse  avec l’honnêteté de l’artisan qui fabrique son objet avec minutie, soucieux du travail bien accompli. L’artiste a le droit de se tromper… mais il préfère éviter.

Luc Rosello
Metteur en scène

Le Jardin de l’État

novembre 17th, 2011 | Posté par lafabrik dans Tribu CYCLONES - (0 Commentaire)

Le Jardin de l’Etat… Ici le peuple gouverne, en masse, lui en vacances scolaires pour les plus jeunes et nous en période d’implantation technique et de répétitions in situ.

Nos gradins qui se remplissent et les répétitions deviennent totalement publiques, comme prévu, comme souhaité, avant que le jardin ne ferme ses portes vers 18h00.

Il suffit qu’Anthony  répète la séquence du strip-tease de Véli pour que la jauge subitement augmente furieusement.

Le trombone et la contrebasse aussi jouent de leur attractivité.

Et en réponses aux questions des promeneurs assis, pendant les temps de pause : ce n’est pas un spectacle, c’est une répétition… Un peu comme une équipe de foot, un entrainement avant le match… Mais c’est du théâtre… Le spectacle se jouera ici, oui là, au milieu des arbres… C’est comme une île… Non, ils ne sont pas en costumes, ce sont des vêtements de travail… Oui, mais là il fait jour, la nuit ils seront éclairés, enfin plutôt mis en Lumière… Regardez les projecteurs là au sol, et là-haut sur le pont lumière… En fait ça s’appelle un pont parce que… C’est à partir du 14 octobre, à 20h00…

Et mon étonnement toujours renouvelé de ces rencontres qui durent, de ces répétitions publiques pendant lesquelles ils restent, eux, longtemps, à observer l’acteur qui cherche, se trompe, recommence.

Est-ce cette fragilité qui les émeut. De la percevoir en plein jour, sous les arbres,  de l’autre côté de ce qu’ils imaginent du théâtre, auquel ils n’ont jamais ou rarement  accès ?

Est-ce de s’identifier à cette humanité en mouvement qui se compose, se décompose, se recompose sous leurs yeux ?

Mais ils sont là.

Et si l’exercice est parfois difficile pour l’acteur qui doit continuer à se chercher en lui-même sans sacrifier de l’authenticité de sa démarche aux regards présents, pour moi, le plaisir est grand de participer à ces échanges, de sentir la proximité de ces regards curieux de découvrir comment le théâtre se fabrique.

Le Jardin de l’Etat c’est aussi le Jardin du premier baiser. Et les ados qui encerclent l’espace de diffusion renvoient mon imaginaire à un autre temps. Un temps où les premiers baisers avaient vraiment un gout premier…

Luc Rosello – Metteur en scène

Tribu Urbaine dans Opikopi !

novembre 16th, 2011 | Posté par lafabrik dans Tribu CYCLONES - (0 Commentaire)

CARNET DE ROUTE

octobre 20th, 2011 | Posté par lafabrik dans Tribu CYCLONES - (1 Commentaire)

Répétition au Jardin de l'État (photo : JM Grenier)

Tribu urbaine # 1 : « Le jour où Ti’zac enjamba la peur »; un projet qui m’a arraché pour la première fois de mon continent « l’AFRIQUE », un projet, de nouvelles rencontres, de nouvelles expériences, de nouvelles découvertes, des rêves, une bonne ambiance et du bonheur. Un projet à l’Ile de la Réunion. La Réunion, un beau département avec des paysages magnifiques et impressionnants. Et la Bretagne, le petit paradis dans lequel je suis logée par la compagnie CYCLONES. Je crois que notre spectacle va faire rêver les gens, il va emporter le monde entier !!

Nafissa – Comédienne